Dans l'attente d'annonces sur des structures accompagnées dans ces secteurs spécifiques, et que la Fintech Djamo vient de finaliser une levée de 17M$, notre Asbl est sollicitée pour le déploiement d'offres en Guinée. Edouard Estour, membre expert Tech et Web3, fait le point sur l'évolution du secteur. :
17 millions $ de levée pour Djamo (la plus grande levée de capital-risque en Côte d’Ivoire), des acteurs Européens qui initient des offres tant pour les particuliers que pour les entreprises, le M payment qui se développe fortement et donc une augmentation remarquable du taux de bancarisation : faisons un point sur l'évolution récente de la Fintech sur le continent en général
D'une part il faut intégrer que la partie Fintech n'est qu'une composante (même si essentielle) de l'évolution des usages numériques sur le continent. Nous voyons une explosion des offres Saas par exemple, et donc, le corollaire est nécessairement une facilité à satisfaire aux paiements de façon rapide, régulière. Mais pas seulement, car je suis conscient que cela n'est qu'une étape qui va très rapidement évoluer vers des offres bancaires complètes comme on le voit en Europe avec Revolut ou N26
Et aussi d'intégrer l'évolution des offres liées au commerce (nous sommes par exemple, à travers Squarelabs, impliqués sur des développements tech "all in one" par le canal Whatsapp qui intègrent influenceurs, offres produits, règlement et livraison/mise à disposition). Et les demandes affluent aussi du continent Africain pour ce type d'intégration que ce soit dans le retail ou aussi les services (suivi/fidélisation client)
Le marché de la fintech en Afrique francophone est en pleine expansion, avec des opportunités croissantes pour l'inclusion financière et le développement économique. Les zones UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine) et CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale) jouent un rôle crucial dans cette dynamique.
Le secteur fintech en Afrique connaît une croissance exponentielle, avec des revenus passant de 3,8 milliards de dollars en 2020 à une prévision de 12 milliards de dollars d'ici 2025. En 2024, les fintechs africaines ont levé 1,034 milliard de dollars, soit 47 % du total des fonds obtenus par les startups du continent.
Bien que les investissements aient ralenti en 2023, des levées majeures ont eu lieu au second semestre 2024, notamment pour des entreprises comme Moniepoint au Nigeria et MNT-Halan en Égypte, à noter aussi sur des offres liées au segment Fintech :
• Nala (Tanzanie) : A levé 40 millions de dollars pour étendre ses services de transfert de fonds numériques, facilitant des transactions plus rapides et moins coûteuses
• Waribei (Côte d'Ivoire) : A reçu 0,8 million de dollars pour développer ses solutions de paiement en temps réel destinées aux commerçants locaux
• Chpter (Kenya) : A obtenu 1,2 million de dollars pour améliorer son plateforme de commerce conversationnel alimentée par l'IA
Ces levées de fonds illustrent l'intérêt croissant des investisseurs pour les fintechs africaines et leur potentiel à transformer les services financiers sur le continent
A noter que dans la zone UEMOA, des initiatives comme le Bureau de Connaissance et de Suivi des FinTech de l'UEMOA (BCSF-UEMOA) visent à promouvoir l'innovation financière et à renforcer l'interaction entre les acteurs fintech et les régulateurs. En CEMAC, malgré un taux de bancarisation strict de seulement 12 % en 2021 (dernier chiffre en ma possession), les services financiers numériques améliorent l'inclusion financière.
Le taux de bancarisation reste un indicateur clé de l'inclusion financière. En CEMAC, le taux de bancarisation strict est de 12 % en 2021, tandis que le taux élargi atteint 22 % lorsqu'on inclut les comptes dans les établissements de microfinance5. En UEMOA, les fintechs jouent un rôle crucial dans l'amélioration de l'accès aux services financiers, en particulier dans les zones rurales où la pénétration bancaire traditionnelle est faible.
Les fintechs européennes sont de plus en plus actives en Afrique, en partenariat avec des entreprises locales pour développer des solutions financières innovantes. Par exemple, des entreprises comme Vodacom, bien que basée en Afrique du Sud, déploient des initiatives à travers le continent pour étendre les services financiers numériques.
De plus, des collaborations entre fintechs africaines et européennes sont en cours pour améliorer les paiements transfrontaliers et renforcer l'inclusion financière.
En Guinée-Conakry, le marché fintech est encore en développement, mais il présente des opportunités prometteuses. L'amélioration de l'infrastructure numérique et l'adoption croissante des services financiers mobiles sont des facteurs clés pour l'expansion du secteur. Des initiatives locales visant à renforcer l'inclusion financière et à réduire les coûts des transactions pourraient attirer davantage d'investissements et de partenariats avec des fintechs internationales.
Au-delà des offres que nous qualifierons de "dupliquées" sur l'évolution de ce marché en Europe (comme le versement des salaires et mise en place des prélèvements sur un modèle SEPA), il ne faut pas négliger aussi l'évolution de l'utilisation de ces offres vers une meilleure gestion par les états de la collecte des recettes. Et dans ce cadre, nous voyons aussi des outils liés à la mise en place de cryptos (par exemple des stable coins souverains) qui peuvent permettre une meilleure traçabilité dans les relations contractuelles entre les états et leurs fournisseurs/prestataires .
Au sein de BG-Initiatives, les offres en liaison avec les flux financiers (cela couvre un large spectre) sont dans les verticales prioritaires, et trouvent un écho favorable aussi auprès des investisseurs qualifiés et corporate
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